L’église Saint-Louis de la Robertsau


Les cloches


Le 18 septembre 1859, le vicaire général SCHIR bénit la première cloche dédiée à saint Louis, patron de l’église, en présence de son parrain : le Général REIBELL et de sa marraine : Madame MÜHE. Elle a été offerte par Monsieur S.B. MÜHE, parent du célèbre abbé MÜHE.


Le 13 juillet 1860, le Pape Pie IX accorde une indulgence plénière pour la fête de saint Louis et celle de la dédicace de l’église paroissiale de la Robertsau.

Le 7 novembre 1869, Monseigneur RAESS bénit 4 nouvelles cloches :
  • la première, dédiée à la Très Sainte Trinité avait pour parrain Monsieur Théodore LAMASSE et pour marraine Madame Anne REIBELL ;
  • la deuxième était dédiée à la Sainte Vierge Marie et avait pour parrains Monsieur Charles SEDILLOT, professeur, et Madame Anne Victoire DELEBEQUE ;
  • la troisième, dédiée à saint Joseph, avait pour parrain et marraine Monsieur Joseph OBERLIN, professeur et madame Marie-Joséphine HUEBER ;
  • la quatrième, dédiée à saint Fiacre, avait pour parrain et marraine Monsieur Sébastien TSCHEILLER et madame Caroline MASSON.


Ces cinq premières cloches ont été fondues par la Maison EDEL de Strasbourg. De cette sonnerie, si harmonieuse, ne subsiste que la plus petite cloche, celle dédiée à saint Fiacre. Les quatre autres furent enlevées le 22 juin 1917 par le gouvernement militaire allemand. Détail curieux : les cloches attendirent jusqu’après la guerre de 1870 leur installation dans la tour. Le 17 octobre 1869, le conseil de fabrique demanda à la Ville de Strasbourg une subvention pour la construction d’un beffroi. Il motiva cette demande par le fait que les catholiques attendaient encore leur part de la vente du mobilier commun aux deux communautés religieuses de l’ancienne église (deux cloches et l’orgue). La Ville ne donna pas suite à cette demande.

Aujourd’hui les cloches sont au nombre de cinq. Les quatre premières cloches ont été fondues par les Fonderies PACCARD à Annecy et ont été bénies en 1921. Elles remplacent les quatre cloches précédentes, réquisitionnées par les Allemands en 1917 :
  • La grande cloche, cloche du « Sacré-Cœur de Jésus», pèse 2 145 kg ; les inscriptions mentionnent le Souverain Pontife Benoît XV, l’évêque Monseigneur RUCH, le curé Charles MULLER, les membres du conseil de fabrique (Pierre WEINLING, président - Auguste KAUFFMANN, Antoine VITAL, Joseph WECKEL et Eugène RIEFFEL). Une inscription faisant allusion à l’enlèvement des anciennes cloches et à « la fureur teutonne » fut effacée en 1940. La cloche avait pour parrains et marraines Monsieur Victor STOEFFLER et Madame, née Jeanne RAPP, Monsieur Edouard GRIMM et Madame, née Eugénie DECKERT, Monsieur Théodore WERNERT et Madame, née Eugénie STROFFLER ;
  • La deuxième cloche « Saint-Louis » pèse 1072 kg. Elle mentionne, outre le curé, ses vicaires Messieurs Charles FISCHER (Lucien MURY) et Auguste SCHALK. Ses parrains et marraines étaient Monsieur Léon PFISTER et Madame, née Marie BOEGELE, Monsieur Auguste ANDRES et Madame, née Marie MEYER.
  • La troisième cloche « Marie-Joseph » pèse 636,50 kg. Ses parrains et marraines sont Monsieur Joseph UFFLER et Madame JACQUEMIN, née Hortense PFISTER, Monsieur Ferdinand BOHNERT et Madame SCHMITT, née marie FOURNAISE, Monsieur Adolphe BRODER et Madame RIEFFEL, née Eugénie BRAUN.
  • La quatrième cloche « Sainte-Jeanne-d’Arc » pèse 463 kg. Ses parrains et marraines sont Monsieur Pierre GARDEIL et Madame, née Mathilde SAINT-MARTIN, Monsieur Ferdinand HEITZ et Madame KAUFFMANN, née Adèle SCHULER.
  • La cinquième cloche « Saint-Fiacre » est la seule survivante des cloches fondues en 1869 par la maison EDEL de Strasbourg. Elle ne sonne que pour des évènements concernant la Confrérie de jardiniers Saint-Fiacre et ses membres. Les notes sont les suivantes : Do Mi Sol La Do (Salve Regina).


En juin 1947, la sonnerie électrique des cloches fut installée. Les 308 000 Francs nécessaires furent couverts par une quête extraordinaire et par des dons privés.

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